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Jōruri & Kabuki

Horaire

3 Juillet à 19:30

Téléphone

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En 2014, on fête le 150ème anniversaire de l’établissement des relations diplomatiques entre la Confédération helvétique et l’Empire du Japon, ainsi que le traité d’amitié du 6 février 1864 entre deux pays qui partagent bien des valeurs communes. Rigueur et discipline, respect et honneur du travail artisanal, amour quasi-spirituel de la montagne et de la nature, mais aussi passion de l’innovation et des visions technologiques d’avenir, le Japon et la Suisse ont beaucoup de choses à se dire. Or même si la culture japonaise, des Anime jusqu’au Zen, est omniprésente dans notre quotidien, nous ne connaissons souvent qu’imparfaitement les joyaux de ses traditions classiques, et particulièrement les arts de la scène, qui fleurissent depuis des siècles au Japon. Cet été, le Grand Théâtre propose une soirée de chants et de danses dérivés de deux grandes traditions scéniques japonaises, le jōruri et le kabuki. Déclamation lyrique accompagnée au luth à trois cordes (shamisen), le jōruri est une forme de narration chantée, créée à la fin du XVIIème siècle par l’homme de théâtre osakien Takemoto Gidayū, fondateur du bunraku, le théâtre classique de marionnettes japonais. On l’entendra ici dans un texte du grand dramaturge Chikamatsu Monzaemon, Kikaigashima, (« L’Île-aux-démons », 1791). Pour faire suite à ce récit d’amour et d’exil, une pièce de danse dont l’une est tirée/tirée du grand répertoire du théâtre kabuki. Sagi Musume (« La jeune fille héron »), dont les origines remontent à 1762, est un solo pour danseur évoquant les passions et la jalousie amoureuses d’une jeune femme, possédée par l’esprit d’un héron. Les attitudes de la danse dérivées de l’observation de la nature s’entrelacent au récit vocal et instrumental des émotions trop humaines de la femme abandonnée, permettant l’expressivité puissante des mie, poses en arrêt, « coupées » par le danseur. 

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