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Horaire

29 Juillet de 20:00 à 21:40
30 Juillet de 19:00 à 20:40
31 Juillet de 20:00 à 21:40
2 Août de 20:00 à 21:40
3 Août de 19:00 à 20:40
4 Août de 20:00 à 21:40
5 Août de 20:00 à 21:40
6 Août de 19:00 à 20:40
7 Août de 20:00 à 21:40
8 Août de 19:00 à 20:40
9 Août de 20:00 à 21:40
10 Août de 19:00 à 20:40

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Prix

Entrée — 30 CHF.

Dramaturge anglais majeur de la seconde moitié du XXe siècle, Harold Pinter écrit Hot House (The Hothouse) durant l’hiver 1958 à l’âge de 28 ans. Ce n’est cependant qu’en 1980 que cette pièce en deux actes sera créée sur scène à Londres par l’auteur lui-même. L’oeuvre est postérieure à L’anniversaire (The Birthday Party, 1957) et précède d’un an Le gardien (The Caretaker, 1959). Le Théâtre de l’Orangerie a le privilège d’accueillir pour cette coproduction Pietro Musillo, reconnu depuis vingt ans dans le théâtre romand comme acteur et metteur en scène mais également en tant que scénographe (il est à la fois diplômé des Beaux-Arts de Genève et de l’Ecole d’art dramatique de Milan).

« Dans Hot House, des pensionnaires évoluent dans une étrange station de l’existence, une sorte de mystérieuse convalescence… Pour Pinter, il n’y a jamais une seule réponse », indique Pietro Musillo. Le spectateur s’interroge quant à la nature exacte du lieu de l’action (sanatorium, maison de repos, lieu d’internement), et n’en voit jamais directement ses résidents, lesquels ne sont pas désignés autrement que par un matricule. Pietro Musillo a souhaité présenter Hot House au Théâtre de l’Orangerie car, au-delà de la résonance de son titre avec le lieu (« Hot House » signifie « serre chauffée »), ses intentions scénographiques et dramaturgiques participent des caractéristiques propres à l’orangerie-théâtre du Parc La Grange et à sa situation isolée au coeur du vaste domaine. L’action de la pièce est centrée autour du personnel d’encadrement de l’institution et de son directeur, Mr. Roote. L’autoritarisme et la crédibilité de celui-ci sont mis à mal par des subordonnés imprévisibles et par la survenance simultanée, chez les résidents, d’un décès et d’une naissance, vraisemblablement consécutive à un viol. La découverte de l’identité de l’auteur constitue un choc qui pourrait être fatal à l’étrange établissement. Pietro Musillo, en bon connaisseur de Pinter, tient Hot House pour la pièce la plus violemment satirique et jubilatoire du lauréat du prix Nobel de littérature. 

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