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Derniers Remords Avant l’Oubli

Horaire

22 Juillet de 20:00 à 21:30
23 Juillet de 19:00 à 20:30
24 Juillet de 20:00 à 21:30
25 Juillet de 19:00 à 20:30
26 Juillet de 20:00 à 21:30

Téléphone

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Prix

Entrée — 30 CHF.

«Ne commence pas à dire que je fais des histoires‚ je suis peut-être‚ bien au contraire‚ je suis peut-être la personne‚ l’homme‚ la personne exactement‚ je suis certainement la personne qui fait (ou qui fasse ?)‚ qui fait le moins d’histoires. Tout le monde sait ça. »

jean-Luc Lagarce, Derniers remords avant l’oubli

Au moment de sa disparition en 1995 à l’âge de 38 ans, Jean-Luc Lagarce laisse derrière lui vingt-cinq pièces, inédites pour la plupart. Aujourd’hui inscrit au répertoire de la Comédie- Française, joué à l’Odéon-Théâtre de l’Europe, traduit dans plus de quinze langues, l’auteur de Derniers remords avant l’oubli est considéré comme un classique contemporain, à l’instar de l’autre grand dramaturge français de sa génération, Koltès. Après Le Poche à Genève et le Théâtre Le Public à Bruxelles, l’Orangerie a le plaisir de présenter le chef-d’œuvre de Lagarce dans la mise en scène du Bruxellois Michel Kacenelenbogen.

Quand la pièce commence, Hélène, Pierre et Paul, ex-trio amoureux des années post soixante-huit, se retrouvent pour vendre la maison achetée en commun quinze ans auparavant. Mais le réel désir, le plus puissant, n’est sans doute pas le partage des biens matériels. C’est un prétexte. Le vrai désir, le fantasme, reste celui d’évaluer l’amour, les relations passées, de les quantifier. Et ce désir est irréalisable. Parce que l’amour, la relation amoureuse, affective, est indivisible. De même l’oubli est impossible. On peut se débarrasser d’un objet, pas d’un souvenir, pas d’un amour passé. Les mots et leurs motifs enfouis s’activent en nous, pareils à des boucles d’échantillonnages musicaux. Leur flux est impuissant à délier l’aliénation intérieure mais l’humour affleure, omniprésent dans cette comédie familiale douce- amère coproduite entre Genève et Bruxelles. La confrontation scénique d’acteurs romands du niveau de Marie Druc, d’Antony Mettler ou de Christian Grégori avec leurs homologues bruxellois résonne intensément avec le propos de la pièce.

 

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