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Iphigénie en Tauride

Horaire

26 Août de 20:00 à 21:50
27 Août de 19:00 à 20:50
28 Août de 20:00 à 21:50
29 Août de 20:00 à 21:50
30 Août de 20:00 à 21:50
31 Août de 19:00 à 20:50
2 Septembre de 20:00 à 21:50
3 Septembre de 19:00 à 20:50
4 Septembre de 20:00 à 21:50
5 Septembre de 20:00 à 21:50
6 Septembre de 17:00 à 18:50
6 Septembre de 20:00 à 21:50

Téléphone

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Prix

Entrée — 30 CHF.

« Je suis née libre, autant qu’un homme. »

Johann Wolfgang von Goethe, Iphigénie en Tauride

C’est une grande première que le Théâtre de l’Orangerie et Didier Nkebereza nous offrent cet été, tant le chef-d’oeuvre de Goethe demeure méconnu de ce côté du Rhin, malgré l’admirable traduction de l’écrivain et résistant Jean Tardieu (1942). En ouverture, on retrouve Iphigénie captive en Tauride, prêtresse contrainte de mettre à mort les étrangers ayant abordé le rivage de la contrée. Sa force d’âme est mise à l’épreuve. De sacrifiée à sacrifiante, elle ne se résout pas cependant au renversement des rôles.

I-phi-gé-nie, quatre syllabes qui portent un mythe fondateur et ses développements de siècle en siècle. Avant son exil contraint, elle est promise au sacrifice, sur ordre de son père, le roi Agamemnon, afin d’apaiser Diane et de permettre aux coalisés grecs de voguer à l’assaut de Troie. Pressions politiques et religieuses, ambition et superstition exigent une victime expiatoire. On est ici dans la mythologie grecque. Dans le cours de la civilisation, le nom d’Iphigénie, comme celui du fils d’Abraham, marque le renoncement à l’holocauste humain : un aboutissement et un point de départ. Le metteur en scène pointe des axes de lecture : « Dans l’Iphigénie de Goethe, au-delà de la perfection de la forme, il est question de la place des étrangers dans la société, du rôle de la femme dans la communauté, de la pertinence du sacrifice – qu’il soit humain ou simplement moral – ainsi que du besoin de sérénité. »

Formé à l’Institut de mise en scène de Berlin, auprès du célèbre metteur en scène est-allemand Manfred Karge, Didier Nkebereza aime à partager ses redécouvertes. Après Corneille, Chessex et Tchekhov, il nous livre une Iphigénie qui conjugue la profondeur de la pensée goethéenne, les plaisirs de la découverte et l’élégance du classicisme. Le Genevois retrouve ici Frédéric Landenberg après le retentissant succès critique et public de l’adaptation de La confession du pasteur Burg de Jacques Chessex, créé en Avignon, joué au Théâtre des Abesses à Paris durant quatre mois, et repris de très nombreuses fois depuis. 

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